A Miami, les perspectives sont ailleurs - dans les ombres bordées de rouge des façades excentrées, au bout des corridors qui les traversent de part en part. Il faut comprendre que rien n'est fini dans cette vision, ni les travées qui débouchent sur le vide, ni les voûtes renversées des trouées que laissent les éclats des vitres dans la lumière du soir.
La lumière tombe sur les ombres, les ombres aboutissent sur des vides qui les absorbent. Il faut admettre la violence des anfractuosités qui se répètent de façade en façade et, de bas en haut, dans les reflets blancs et bleus des rêves qui s'effacent, il y a, de bout en bout, un horizon qui rompt et tombe jusqu'au silence qui trouve sa place en nous.